CHU de Nancy : Mathieu Klein écrit au premier ministre

Dans un courrier adressé le 5 septembre au premier ministre Jean-Marc Ayrault, j’attire son attention sur la situation extrêmement préoccupante du CHRU de Nancy (centre hospitalier régional universitaire).

Principal outil de santé des Nancéiens et des Lorrains, premier employeur de la ville et la région, pôle majeur de recherche et d’innovation, le CHRU de Nancy traverse une situation à nouveau extrêmement préoccupante qui doit être redressée de toute urgence.

Un plan de retour à l’équilibre budgétaire comprenant notamment la suppression d’un nombre important de postes a été engagé dès 2007. Pour autant la tendance déficitaire de l’établissement n’a pu être inversée durablement, faute de pouvoir autofinancer les investissements qui auraient rendu possibles des économies et des optimisations de moyens. Un nouveau plan de réduction d’effectif est désormais envisagé. Chacun sait pourtant que les agents du service public hospitalier constituent une ressource indispensable en matière de compétences et d’innovation.

Cette nouvelle crise, fruit de la politique de la précédente majorité parlementaire qui a fragilisé l’hôpital public avec la tarification à l’activité (T2A) et de choix locaux qui n’ont jusqu’alors pas répondu aux impératifs de rénovation de l’établissement, appelle des réponses nationales et locales pour sauvegarder à Nancy le service public hospitalier.

Pour cela, le CHRU ne peut plus faire l’économie d’un changement en profondeur de son fonctionnement et sa gouvernance, ainsi que je l’ai indiqué lors du conseil de surveillance qui s’est réuni le 3 septembre.

2 thoughts on “CHU de Nancy : Mathieu Klein écrit au premier ministre

  1. avatar
    Herszberg Isabelle
    09/14/2013 à 14 h 00 min

    Accueil au CHU de Vandoeuvre : 35 mn de queue pour un enregistrement afin d’aller en consultation. 5 postes de travail occupés. Des hôtesses non formées au logiciel, en poste depuis 3 jours et livrées à elle-même.
    Ce sont toujours les postes administratifs qui sont supprimés en premier dans le cadre d’une restructuration.
    Mais cette stratégie provoque un engorgement dans les services à l’heure de pointe, du stress pour l’ensemble du personnel soignant et de la mauvaise humeur chez certains patients au bout de 2 heures d’attente.

    1. avatar
      admin
      09/15/2013 à 18 h 03 min

      Ce que tu décris chère Isabelle explique pourquoi nous affirmons que le personnel ne peut pas être une nouvelle fois la seule variable d’ajustement de la réorganisation qui s’impose. Une réforme structurelle devra néanmoins être menée et des investissements réalisés.